Une production à taille humaine, choisie plutôt qu’une fabrication en série. Chaque pièce passe entre les mêmes mains, du début à la fin, et ne ressemble jamais tout à fait à celle d’avant. Une légère variation de forme, une nuance de teinte, une finition qui hésite. On ne corrige pas ces écarts. On les laisse là, comme la preuve qu’un objet est passé par des mains, et non par un moule. Le logo raconte la même chose. Les lettres semblent tracées à même l’argile, avant cuisson, comme si le céramiste avait signé son travail avec les doigts plutôt qu’avec un outil. Elles hésitent un peu, elles aussi. Les couleurs, elles, viennent directement de la matière : le noir profond d’une terre brûlée, le beige d’une argile crue, le taupe d’une pièce encore mate avant l’émail. Une touche de bleu clair vient s’y glisser, presque en accident, pour rappeler que même la terre la plus brute garde parfois une nuance qu’on n’attendait pas. Rien n’est lissé ici. Ni les pièces, ni le trait qui les représente.











